4e Biennale de Luanda : Discours remarqué et rencontres stratégiques pour la Ministre Euphrasie KOUASSI YAO en Angola - Publiée le 02/11/2026
La présence de Mme Euphrasie KOUASSI YAO, Conseillère Spéciale du Premier Ministre de Côte d’Ivoire chargée du Genre, Titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD), à la 4e Biennale de Luanda, Forum panafricain pour une culture de la paix et de la non-violence, a conféré un éclat particulier à cet événement de portée continentale.
Les 22 et 23 octobre 2026, l’Angola a abrité la 4e Biennale de Luanda, Forum panafricain pour une culture de la paix et de la non-violence, avec la présence effective de Son Excellence João Manuel Gonçalves LOURENÇO, Président de la République d’Angola.Cet événement de portée continentale a trouvé écho autour du thème : « Renforcer la gouvernance de l’eau en Afrique comme outil de prévention, de médiation et de résolution des conflits ». L’objectif du Forum est de contribuer à l’initiative africaine « Faire taire les armes d’ici 2030 ».
À l’invitation de l’UNESCO, la participation de Madame la Ministre Euphrasie KOUASSI YAO, Conseillère Spéciale du Premier Ministre de Côte d’Ivoire chargée du Genre, Titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD), a rehaussé de son empreinte ce Forum panafricain dédié à la culture de la paix et de la non-violence.L’un des temps forts de cette parenthèse continentale fut le panel « Eau, paix et coopération transfrontalière : prévention, médiation et résolution des conflits par la diplomatie de l’eau, l’intégration régionale et une culture de la paix ».
Dans sa prise de parole, Madame la Ministre a démontré en quoi l’intégration du genre dans la gestion de l’eau constitue un facteur de cohésion plutôt que de tensions. Un message qu’elle a illustré à travers l’histoire de Diatokro, dans la sous-préfecture d’Aboisso. Comme dans tant d’autres villages, les femmes, premières utilisatrices de l’eau, étaient écartées de la gestion de la pompe hydraulique villageoise. Les pannes se succédaient et leur réparation pesait chaque année lourdement sur le budget de l’État.« L’intégration du genre a changé la donne : avec l’appui du PNUD, un comité de gestion de vingt-sept personnes, dont vingt-deux femmes, a été mis en place et formé à l’entretien de la pompe. Désormais, les pannes sont réparées sans que l’eau cesse de couler. Depuis 23 ans, cette gestion partagée entre les femmes et les hommes a contribué à relever le niveau de développement de la localité et à y renforcer la cohésion. C’est de cette expérience qu’est née, en 2006, la CUEFPOD », a-t-elle relaté.La force de son propos réside dans les instruments qui ont permis de répliquer cette expérience à l’échelle nationale : la Stratégie Genre et Développement et la méthode COFA (Conscientiser, Former, Agir) élaborée par la Chaire, adossées au Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI). À titre d’exemple, le programme présidentiel initié le 4 octobre 2011 par Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, le COCOFCI a été conçu par Madame la Ministre, qui en assure la coordination nationale, et sa mise en œuvre est confiée à la Chaire. C’est grâce à ces dispositifs structurants que la Côte d’Ivoire s’est hissée au rang de championne d’Afrique en matière de lutte contre les discriminations à l’égard des femmes et des filles, d’après le dernier rapport mondial SIGI 2023 publié par l’OCDE.En marge de son séjour en Angola, Madame la Ministre Euphrasie KOUASSI YAO s’est également entretenue avec le Directeur général de l’UNESCO, Monsieur Khaled EL-ENANY. À cette occasion, elle a mis en lumière les avancées réalisées par la Côte d’Ivoire en matière d’égalité des chances entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons. Elle a notamment présenté la Stratégie Genre et Développement et le Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), deux leviers majeurs qui ont permis d’atteindre ces résultats. Elle a par ailleurs plaidé pour une extension de cette stratégie à l’ensemble des pays africains.
Son passage en Angola s’est achevé par une rencontre avec la communauté ivoirienne, organisée au siège de l’Ambassade de Côte d’Ivoire, en présence de Son Excellence Monsieur Jean-Marie SOMET. Madame la Ministre y a exposé les progrès accomplis par le pays dans la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes et des jeunes, en mettant un accent particulier sur le COCOFCI, qui œuvre à valoriser, promouvoir et rendre visibles les compétences des Ivoiriennes, y compris celles issues de la diaspora. À l’issue de cette rencontre, l’Ambassadeur et Madame la Ministre ont procédé à la remise de la nouvelle carte consulaire à plusieurs compatriotes.Il convient de rappeler que le Forum panafricain pour une culture de la paix et de la non-violence est institué par l’Union africaine et porté avec l’UNESCO, l’institution des Nations Unies dont le mandat fondateur est de bâtir la paix. Pour cette édition, organisée avec le Gouvernement de la République d’Angola, la paix a été abordée sous l’angle d’une ressource vitale et de plus en plus disputée.
À la cérémonie d’ouverture, Madame la Ministre Euphrasie KOUASSI YAO était aux côtés de Son Excellence Monsieur Jean-Marie SOMET, Ambassadeur de Côte d’Ivoire en Angola. La cérémonie a été marquée par le discours de Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves LOURENÇO, Président de la République d’Angola, et les allocutions de Son Excellence Monsieur Félix TSHISEKEDI, Président de la République démocratique du Congo, de Son Excellence Madame Ellen JOHNSON SIRLEAF, ancienne Présidente de la République du Libéria, de Monsieur Khaled EL-ENANY, Directeur général de l’UNESCO, du Docteur Mohamed Ibn CHAMBAS, Haut Représentant du Président de la Commission de l’Union africaine, et du Docteur Dionísio Manuel DA FONSECA, Ministre d’État et Chef de la Maison civile du Président de la République d’Angola.
Clôturée le vendredi 23 octobre, la Biennale a été sanctionnée par l’adoption de la Déclaration de Luanda 2026 et d’un communiqué final conjoint de l’Union africaine, de l’UNESCO et du Gouvernement de la République d’Angola. Ces deux textes appellent à traduire les engagements diplomatiques en solutions concrètes au service de la sécurité hydrique et de la paix sur le continent.
Parmi les recommandations phares figurent l’intégration de la coopération autour des bassins transfrontaliers dans les stratégies de prévention des conflits et de consolidation de la paix, la mise en place d’un comité de suivi tripartite, la mobilisation de financements innovants, ainsi que le renforcement du leadership des femmes et des jeunes dans les instances de décision liées à l’eau. Une orientation qui fait écho au combat que mène la Chaire depuis sa création, le 11 janvier 2006.
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